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Oct/15

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AIFMD : vitesse de croisière atteinte ?

Spécial Amphi n°18 / Publication Août 2015 • L’industrie de la gestion d’actifs à l’heure de l’Union des Marchés de Capitaux

Table ronde: AIFMD : vitesse de croisière atteinte ?

Animateur :
Bertrand Gibeau
Associé,
REINHOLD & PARTNERS

Intervenants :
• Jean Devambez
Head of Products & Client Solutions,
BNP PARIBAS SECURITIES SERVICES
• Anne Delamarche-Shadid
Directeur Général,
PERMAL GROUP
• Bertrand Merveille
Head of Compliance,
FINANCIÈRE DE L’ÉCHIQUIER
• Xavier Parain
Secrétaire Général Adjoint,
AUTORITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS
• Stéphanie Saint-Pé
Directrice des affaires juridiques et fiscales,
ASPIM

Bertrand Gibeau:
“Merci à l’AFTI de m’avoir permis d’animer cette table ronde sur AIFM, j’en suis très heureux pour plusieurs raisons, déjà, nous allons parler de gestion alternative et il y a encore peu de temps en France il y avait deux mots qui étaient complètement bannis du vocabulaire : gestion alternative, nous étions alors obligés d’utiliser des subterfuges tels que « gestion innovante » pour pouvoir en parler, l’autre étant « monétaire dynamique » mais celui-ci n’est pas revenu en grâce…

Je suis très heureux aussi parce qu’en lisant récemment la presse et certaines études, j’ai vu que plus de 52 % des investisseurs internationaux souhaitaient augmenter la part de la gestion alternative dans leurs portefeuilles.
J’ai même lu que plus de 56 % des Français, et cela m’a étonné, souhaitaient eux aussi augmenter la part d’investissement alternatif : ¼ de plus de 5 % et même 14 % comptaient augmenter cette part jusqu’à 20 %. Nos investisseurs reconnaissent cette gestion alternative et je prends donc plaisir à en parler.

Enfin je suis très content parce que la France a été à la base, à la création de cette directive AIFM. Dès son entrée en vigueur en août 2013, la presse anglo-saxonne titrait sur les agréments AIFM « France 13 – Luxembourg 0 ».
Ce n’est pas un score de football, je confirme que c’est bien le nombre d’agréments. C’est un article qui est paru dans la partie fonds du Financial Times qui mettait en avant le fait que dès août 2013, le régulateur français avait déjà agréé 13 sociétés de gestion AIFM là où le Luxembourg n’en avait agréé aucun, le FCA avait agréé 4 sociétés et la Banque Centrale d’Irlande uniquement 2.

Vous remarquerez que la presse anglo-saxonne n’a pas titré « France 13 – Luxembourg 0 – Irlande 2 et UK 4 », elle participe activement au lobbying des Anglais. En plus dans cet article on disait justement que le régulateur français était « business minded », qu’il allait aussi loin que possible dans les considérations sur la politique de rémunération pour être le plus possible dans le principe de proportionnalité et qu’en France il fallait deux mois pour créer une société de gestion AIFM, là où même le FCA expliquait que six mois était un minimum. Pour créer un certain nombre de sociétés de gestion aujourd’hui à Londres, je pense qu’il faut compter 9 mois.
Je suis très heureux puisque si les investisseurs veulent investir, si les sociétés de gestion françaises peuvent être agréées aussi facilement, il n’y a pas de raison que le marché français des AIFM ne puisse pas décoller.
Cela fait quasiment deux ans que cette directive est entrée en vigueur.

J’ai envie de commencer par donner la parole à Xavier Parain et lui demander si le régulateur est heureux ?”

Pour lire l’intégralité de la table ronde, veuillez télécharger la publication (pdf, français). Cliquez ici pour demander une traduction.

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